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Chaque photographie a une histoire qui mérite parfois d'être racontée, à condition que la propriété émergente, comme le dit si bien Hubert Reeves, justifie sa survie.

Liliwenn

Publié le 20 Mai 2012 par Bruno Hilaire in Street Art

N°001 Liliwen web

 

Quelle grande aventure que le street art, ou art de rue, en passe de devenir un art à part entière avec des réseaux, des galeries, des artistes reconnus, des performances, bref presque un business si j'osais dire. Mais là n'est pas la question. Des peintres de rue, donc, plus ou moins underground, dessinent, graphent, peignent, écrivent sur toutes sortes de lieux, d'objets ou de matières. Une vraie performance et, depuis longtemps, j'en suis un sincère admirateur.

 

Il y a plusieurs types d'aficionados d'art de rue. Les occasionnels : « tient il y un beau mur ici », les éclairés : « tient il y a un nouveau C215 ici » et des compulsifs : « tient il manque dans ma collection de photographies la dernière fresque de Nosbé faite hier soir dans une usine désaffectée dont personne ne dira l'emplacement ! » Parfois, les aficionados deviennent de réelles groupies comme celles des groupes de rock'n roll (plus ou moins underground eux aussi), et en arrivent à devenir des Philippe Manœuvre du street art, au sens noble et encyclopédique du bonhomme.

 

Sans être spécialiste, il n'y a qu'à surfer sur la toile pour s'apercevoir qu'Internet et la photographie ont fait beaucoup pour la reconnaissance de cet art. J'ose imaginer la carrière de Keith Harring s'il était né 20 ans plus tard. La photographie, donc. Nous y voilà, elle est bien le sujet de cette histoire d'une photo un peu particulière, le montage autour d'une œuvre de Liliwenn étant qu'un exemple parmi tant d'autres. L'art de rue est accessible à tous et à toutes. La photographie numérique aussi. Les œuvres de street art sont signées du nom de l'auteur ou du groupe d'artistes (crew). Les photographies aussi ? hé bien ce n'est pas si simple.

 

Les photographes peuvent soit prendre un plan large pour attester de l'œuvre dans la globalité, soit faire à leur tour, un travail artistique à partir de l'œuvre. Choix de l'angle de prise de vue, choix du cadrage, travail de post traitement de la photographie, montage etc. etc Avec les outils modernes, on peut gommer, atténuer, grossir, changer les couleurs, les contrastes faire l'impossible dans les limites du goût du photographe.

 

N'ayant aucune compétence juridique sérieuse, je ne me suis pas penché sur le problème du droit d'auteur. Une chose me paraît évidente : le photographe doit, quand c'est possible, citer le nom de l'auteur de l'œuvre de street art. C'est un minimum car sans C215, Liliwen, Nosbé et les autres, point d'art de rue. Généralement, la photographie est accompagnée d'un by et le nom de l'artiste. Et quand l'auteur n'est pas reconnu, by ? Dans ce cas, le microcosme street artiste se met en branle, soit pour éclairer le novice, soit pour chercher l'identité de cet artiste inconnu (je pense à l'homme à la bouée qui avait défrayé la chronique).

 

Mais quand il y a un vrai travail de la part du photographe, pourquoi ne pas citer son nom à lui aussi ? Pourquoi ne pas faire cause commune et partager un même but de partage de l'œuvre ? Lors des compétitions de chute libre en free, la note est attribuée pour un quart au vidéo man. Alors souvent on me demande pourquoi je n'ai pas cité le nom de l'artiste et que j'ai intitulé ma prise de vue by bourric.

 

Ce n'est pas tout à fait exact : mes photos sont copyrightées © nom de l'artiste by bourric. Method Graphic by bourric, C215 by bourric and so on. Pourquoi by bourric ? Parce que ce que je présente est mon interprétation de l'œuvre, souvent en close up. J'accentue les couleurs qui parfois n'ont rien à voir avec celles choisies par l'artiste. Ma photographie tente de traduire l'émotion qu’elle m'a apportée. Citer le nom de l'artiste de l'œuvre est pour moi une obligation. Annoncer que c'en est une interprétation est un devoir.

 

Mes photos de street art n'ont donc aucune autre prétention que de vous faire découvrir des artistes qui m'ont fait vibrer. C'est ma petite contribution à leur notoriété.

 

Pour découvrir le fabuleux site de Liliwenn, c'est ici

 

 

 

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