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Chaque photographie a une histoire qui mérite parfois d'être racontée, à condition que la propriété émergente, comme le dit si bien Hubert Reeves, justifie sa survie.

Le choix pour l'affiche

Publié le 1 Septembre 2012 par Bruno Hilaire

 

vexin de fin de soirée

 

Est-ce que le choix de la photographie qui sert de support à l’affiche joue un rôle sur l’envie de venir voir une exposition? Voilà une interrogation que je me suis posée en n’ayant, bien entendu, aucune réponse mais une somme de supputations, suppositions, ou autres supposés. Et pourquoi vous avez choisi celle-là? Parce que, franchement après avoir vu votre travail, moi j’aurais plutôt choisi celle-ci? Hein Pourquoi?

 

Le choix de celle qui aura le privilège d’être vue dans les rues est délicat pour l’artiste, tiraillé entre plusieurs paramètres plus ou moins valables: impossible de penser choisir celle qui pourrait être aimée par le plus grand nombre! Rejeté de suite, on frise alors la publicité, le marketing, et un artiste ne doit pas faire de concession au goût des autres. Oui mais quand même. NON. Alors il faut faire une sélection: Colorée ou noir et blanc? Graphique ou visuelle? Naturelle ou retouchée? Mais finalement, c’est quoi le message que tu veux faire passer dans cette exposition? Hein, un message ? Ben heu….

 

Assez rapidement, je me retrouve avec trois à quatre clichés dont la plupart appartiennent à mes chouchous. Car j’ai des chouchous, certains changent avec le temps, d’autres sont éternels, certains même le deviennent avec le temps (comme des précurseurs en somme, en avance sur leur époque et qui, après avoir choqué leurs contemporains, deviennent des véritables phénomènes de société). Cette fois-ci, il y avait une homogénéité de tons, orangés, rouges, mauves, dans ma présélection.

 

C’est là que je m’en remets à l’œil et à l’avis de l’infographiste. Parce que l’image doit être insérée dans le reste de l’affiche, créer une osmose pour éviter de se retrouver là comme une casserole d’eau bouillante sur un lit à baldaquin (je sais c’est surréaliste). Et souvent, le choix devient évident. Cette fois-ci, ce fut encore le cas

 

Ce coucher sur ce village du Vexin est d’une harmonie marquée du sceau de la plénitude, du calme et de la beauté. Seuls le pilote et son passager savent par quoi ils sont passés pour prendre ce paysage aérien, mais, avec le recul à propos de la peur non raisonnée qui m’a torturé cette journée là, l’enjeu est à la hauteur des résultats. Il y a des moments de grâce, transe, harmonie (appelez cela comme vous le souhaitez) où c’est facile de prendre des photos, où les cadrages sont tous bons, les couleurs exceptionnelles et naturelles. La magie des couchers de soleil vus du ciel.

 

Pour revenir à l’interrogation initiale, après avoir scruté les promeneurs sur les bords de Seine l’année dernière, certains s’arrêtent interpellés par l’affiche! Quelques joggeurs ont même fait demi-tour, trottinant sur place pour la regarder évaluer la distance jusqu’à l’entrée du lavoir et faire un premier tour rapide, toujours en trottinant, expliquant qu’ils reviendraient l’après-midi avec la famille

 

Et voici le résultat . Bien entendu, vous serez bienvenu.

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